 L’Ironman
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Certains hommes (ou femmes d’ailleurs car il ne s’agit pas d’une spécificité masculine) sont complètement allumé(e)s : ils prennent leur pied à nager, rouler à vélo et courir sur des dizaines de kilomètres pendant plus de huit heures non-stop : ça s’appelle l’Ironman, ça appartient à la grande famille du Triathlon, et le moins qu’on puise dire c’est que ça porte bien son nom...
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L’Ironman, c’est quoi ce truc ?
L’ironman n’est pas à proprement parler une discpline sportive. Ce n’est pas non plus le titre du nouveau film de Schwarzeneger. Il s’agit en fait d’une catégorie particulière (voire très particulière) du triathlon qui est lui même une combinaison de trois sports distincts : natation, vélo, course à pieds.
Il y a donc plusieurs façons de faire du triathlon, ou plus exactement plusieurs catégories. La plus connue est peut-être celle qui figure au programme olympique depuis les JO de Sydney : il s’agit de couvrir 1 500 mètres à la nage, 40 kilomètres en vélo, et enfin 10 km à pieds [1]
Mais quelques allumés estiment que ce n’est pas suffisant et veulent en faire un peu plus que leurs petits camarades. Jugez plutôt :
Tout d’abord, on commence par une petite ballade à la nage de 3,8 km.
Puis, si on ne s’est pas noyé, on enchaîne par une sympathique promenade en vélo de 180 kilomètres (soit la distance d’une bonne étape de tour de France)
Enfin, si on tient encore debout, on conclut par un gentil parcours à pieds de 42 kilomètres (ni plus ni moins qu’un marathon).
Voilà, c’est ça un ironman !!!
Aux origines : l’Ironman d’Hawaii
En janvier 1977 près de Pearl Harbour, John Collins, un commandant de la Navy, lance au cours de la remise des prix des 140 miles de course à pied d’Oahu, un défi un peu fou : regrouper en une seule épreuve les trois compétitions les plus dures de l’archipel :
Le Waïkiki Rough Water Swim (3,8 km en natation)
L’Around Oahu Bike Race en cyclisme (179 km)
Le Marathon d’Honolulu (42,195 km).
Lassé d’entendre ses amis nageurs, cyclistes et coureurs à pieds se disputer comme des gamins pour savoir lequel de leur sport est le plus éprouvant, il entend ainsi les mettre tous d’accord. Le vainqueur sera proclamé "Ironman" ("homme de fer" en bon français de chez nous).
Et le pire, c’est que certains vont se lancer dans l’aventure : le 18 février 1978, 15 hommes (dont Collins en personne qui n’allait quand même pas se dégonfler) se jettent dans le grand bain. Très vite, 2 anciens Marines se détachent du lot : John Dunbar et Gordon Haller. C’est le dernier nommé qui s’impose finalement avec 35 minutes d’avance en en 11 heures 46 minutes et 58 secondes. Les 12 hommes (12 "finishers") qui arrivèrent au bout de ce périple reçurent pour toute récompense une figurine en fer soudé et dessiné par Collins lui-même.
La légende de l’Ironman était née et n’allait pas tarder à prendre une ampleur plus grande encore.
La légende se construit
Tès vite l’Ironman d’Hawaii gagne en popularité : dès 1982, ce sont plus de 500 athlètes (dont quelques dizaines de femmes) qui se présentent à la ligne de départ. Cinq ans plus tard, ils sont déjà 1 400. Le succès grandissant oblige les organisateurs à créer un système de qualification : des Ironmans se créent alors un peu partout dans le monde (comme celui d’Embrun, en France, considéré comme l’un des plus difficiles au monde) [2].
Pendant ce temps, l’Ironman d’Hawaii se fabrique des héros. Ce sont eux qui ont forgé la légende du Triathlon le plus célèbre du monde :
Dave Scott : vainqueur 6 fois à Hawaii, il fut le premier à casser la barrière des 9 heures lors de l’édition 1984 [3]. Peut être plus fort encore, il finit 2ème en 1994... à l’âge de 40 ans !!!
Mark Allen : il a gagné à Hawaii 6 fois lui aussi. Son duel avec Dave Scott en 1989 figure parmi les plus grands moments de l’épreuve (Allen l’emporta avec seulement 58 secondes d’avance, après 8 heures et 9 minutes d’effort). Mais il ne s’est pas cantonné à cette épreuve prestigieuse et a marqué l’histoire de son sport en s’imposant 10 fois à Nice et en remportant les premiers championnats du monde de Triathlon (sur une plus courte distance), en 1989 à Avignon.
Paula Newby-Fraser : elle surpasse encore ses deux camarades au nombre de victoires puisqu’elle détient la bagatelle de huit "Ironwoman" !!!
Quand je vous disais que c’était un truc de fous !!!
Article publié le 27 mars 2003
Auteur : Damien
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P.S. A visiter : www.ironmanlive.com, le site officiel de l’Ironman (en anglais seulement, malheureusement).
[1] Pour avoir la liste de toutes les distances du Triathlon, cliquez ici
[2] Le Triathlon le plus connu en France, celui de Nice, se court sur une distance légèrement inférieure à celle d’un Ironman.
[3] la barrière des 8 heures a quant à elle été cassée lors de l’Ironman de Roth, en Allemagne, par le belge Luc Van Lierde en 7h50.
 Vos réactions et commentaires :
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par francois bonnaud :
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bonjour joli site je cherche des infos pour la preparation d’un iron man pouvez vous m’aider ?
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par Prince Ewan :
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Je ne fais personnellement pas de triathlon.
Mais peut être peux tu aller voir sur le site Xtriathlon ;-)
Sinon, merci pour le compliment !!!
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par Lucichipounénette :
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J’adore cet article. Il montre que le sport peux devenir une véritable passion, pour un total défoulement. Avec le sport on peux repousser les limites toujours plus loin (parfois même trop loin !!!)
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par lolosport :
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En fait l’iron man est le défi du triathlete !!!
c’est une épreuve que même si l’on est préparer comme un pro nous ne somme pas sure de la finir...
Je regrete que tu n’ais parler de l’EMBRUN MAN, qui est l’iron man le + dure d’Europe, alors qu’un iron man classic se fait en 8h à peu près, celui d’Embrun (situé vers GAP en france) lui se termine minimum en 10h !
Mais pourquoi cette différence alors que les distances sont les même ??? c’est très simple :
LE DENIVELE !
voyez vous même :
natation = 3,8Km dont 0m de dénivelé (normal je sais...)
vélo = 188Km dont 5000m de dénivelé+ (une vraie étape de montagne complête du tour de france)
course à pieds = 42Km dont 600m de dénivelé+ (à ma connaissance aucun marathon ne possèdent ce dénivelé)
Je tiens à dire qu’il ne faut pas se lancer sans préparation dans une épreuve pareil, sinon bonjour les mauvaises surprises (il m’a fallut 6ans de triathlon avant de me lancer pour l’Embrun Man).
Le tout est d’écouter son corps afin de bien le connaitre, les limites ne sont à atteindre qu’en compétition !
Ce n’est pas un sport de "fou", mais un sport de passioné, les amateurs se mélangent aux professionnels, et malgré le fait que les amateurs doivent allier travail et ENTRAINEMENTS (allant jusqu’à 30h/sem pour certains), la différence n’est pas si évidente !
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par Damien :
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Merci pour ces petites précisions sur le fameux Embrunman que j’aurais pu évoquer dans l’article tant il est effectivement réputé pour être l’Ironman le plus difficile avec en particulier l’ascension du col de l’Izoard !
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